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Rêveur, il la rêve sa vie,
il la touche du bout des doigts sans la toucher jamais, de peur de se la perdre, il l’approche du bout des yeux, surtout, et la saisit en objectif son bout de vie rêvée,
et puis des années passent,
et déjà des rêves passent ou ils se passent de vrai, et fabriquent d’autres rêves pour penser vivre encore,
et encore des années,
à se vivre ses rêves, à en pleurer des beaux car ils s’ont longs d’attendre l’instant de se poser,
et puis de puis, encore,
il s’émeut sur sa vie, elle fut belle quand même faite de rêves beaux qu’il a cueilli gourmand, et lui reste des rêves, dedans son épuisette,
voilà la fin de sa vie,
il regarde de tout là, et ouvre sa petite malle de vécu tendre et bel, et rêve encore aux rêves, sa pêche miraculeuse, ses plus beaux rêves de vie,
il lui reste peu de temps,
mais reste encore son temps,
il ouvre sa paupière sur la rose posée dessus la petite table et s’endort avec elle.
Criss le rêveur..
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